Gustave Stoskopf

Né à Brumath en 1869, Gustave Stoskopf est à la fois journaliste, peintre, auteur comique, poète et artiste.

Co-fondateur du Théâtre alsacien et du Musée alsacien de Strasbourg,  il a œuvré tout au long de sa vie pour la conservation des traditions locales et le développement d’une identité culturelle alsacienne.

A la fin de ses études de peinture, il s’installe à Strasbourg où il anime les soirées de la Mehlkischt, cabaret où se retrouvent artistes et étudiants francophiles. Il s’y liera d’amitié avec de nombreux artistes alsaciens. Ce sera le début du Cercle Saint Léonard et des réunions du Kunschthaafe.

Il œuvre jusqu’à la guerre pour la

En parallèle, il écrit sa première pièce de théâtre en Alsacien : d’r Herr Maire et se consacre à dépeindre les mœurs et coutumes des gens de la terre en Alsace, comme il le fait déjà dans ses peintures. En peu de temps, il devient le principal auteur dramatique de la région et on le nomme « le Molière Alsacien ». En cette même année est né « Le Théâtre alsacien » dont il fut l’un des fondateurs et dont il deviendra le Président Directeur en 1900.

Stoskopf joue un rôle essentiel dans le renouveau de l’Alsace, au lendemain de la Première Guerre Mondiale, notamment dans le domaine de la presse. Il assure tout au long des années 1920 et 1930 plusieurs responsabilités locales : Directeur du Nouveau Journal de Strasbourg, président-directeur du théâtre alsacien de Strasbourg et du syndicat des théâtres alsaciens jusqu’en 1940, il est également vice-président jusqu’en 1929, puis président de la Société des artistes indépendants d’Alsace, ou encore président de la Société des Écrivains d’Alsace, de Lorraine et du Territoire de Belfort de sa fondation en 1927 à 1944.

Il entre à Radio Strasbourg dont l’émetteur est mis en service en novembre 1930 sur sa commune de Brumath. Il y anime la troupe de théâtre en dialecte alsacien qui fera le bonheur des soirées de la station jusqu’en 1939. Privé de toutes ses ressources lors de l’annexion, il se retire à Brumath en 1940.

Il meurt à la Grafenbourg le 6 décembre 1944, en peins combats, sans avoir vu la libération de l’Alsace.